En un an, articles, reportages et podcasts ont suivi le parcours de Yaser et de la famille Al Rayyes. Ils racontent aussi comment un engagement personnel est devenu mobilisation citoyenne, puis association humanitaire structurée.
Pont de Mer Humanitaire n’existait pas encore lorsque les premiers journalistes sont venus à Concarneau. Il y avait Yaser, arrivé en Bretagne après avoir quitté Gaza, une famille toujours prise au piège de la guerre et une décision simple : ne pas détourner le regard.
Avant l’association, une relation humaine
Yaser connaissait Jérôme et Emna avant son arrivée en France. Les liens noués dans un cadre professionnel en Mauritanie avaient perduré malgré la distance et la guerre. Après avoir quitté Gaza en avril 2024, puis connu un parcours d’exil à travers plusieurs pays, Yaser arrive à Concarneau le 4 juin 2025.
Au fil des mois, la presse régionale et nationale a suivi cette histoire. Elle a raconté l’accueil, l’attente, l’urgence médicale, la mobilisation citoyenne, les démarches auprès des institutions, puis l’évacuation vers l’Égypte et les retrouvailles.
De l’expérience à la conviction de pouvoir être utile
Pendant ces mois, les démarches révèlent la complexité d’un parcours humanitaire : recueillir et organiser les pièces disponibles, comprendre les dispositifs d’évacuation, identifier les interlocuteurs compétents, rechercher des capacités médicales, suivre les réponses, éviter les fausses promesses et préserver la dignité des personnes concernées.
L’idée d’une association vient progressivement. Une conviction s’est formée : l’expérience acquise pouvait être structurée et mise au service d’autres personnes confrontées aux mêmes ruptures d’accès aux soins ou aux études.

